mardi 11 novembre 2008

LE DEVOUEMENT DES CREATURES AU SEIN DE LA FAMILLE

Certains animaux restent avec des membres d'autres familles pendant de très longues périodes, voire même pendant toute leur vie. Les pingouins et les cygnes par exemple sont des oiseaux qui s’entraident pour la vie. Les éléphants femelles restent avec leur mère et leur grand-mère.25
Chez les mammifères, les mâles construisent leur famille autour des femelles et de leurs petits. Mais diriger une famille entraîne une multitude de responsabilités. Le mâle responsable d’une famille doit chasser plus souvent qu’un mâle seul pour trouver de la nourriture. Il peut facilement se protéger, mais il doit également prendre soin des autres membres de sa famille. Surveiller les petits sans défense exige souvent de faire preuve d'abnégation.
C’est une question importante à laquelle il faut prêter attention : les animaux font beaucoup d'effort pour construire, protéger et assurer la survie de leur famille. Pour ce faire, ils risquent leur propre vie et renoncent à une vie plus facile pour eux-mêmes. Pourquoi les animaux choisissent cette solution ?
Cette tendance contredit la thèse darwiniste selon laquelle "le plus apte survit et le plus faible périt". Comme le montrent les nombreux exemples évoqués dans les pages suivantes, les plus forts mettent souvent leur propre vie en danger afin de protéger les plus faibles.

Les membres d’une famille
se reconnaissent entre eux
La condition indispensable pour toute vie sociale est que les membres d'une même famille puissent immédiatement se reconnaître entre eux. Même au milieu de vastes espaces où les animaux vivent les uns à côté des autres au sein de larges colonies, ils sont capables de reconnaître leurs petits, leur partenaire, leurs parents et leurs semblables.
Chaque espèce possède une méthode spécifique pour reconnaître les siens. Les oiseaux qui établissent leur nid à terre reconnaissent leurs petits grâce à leurs cris ainsi qu’à leur apparence. L’exemple parfait est celui des goélands argentés qui élèvent leurs petits au sein de colonies immenses. Même lorsque leurs petits sont hors de leur vue, les parents les reconnaissent et répondent à leur appel sans confondre leurs cris avec ceux d’autres petits. Si un jeune oiseau égaré appartenant à une autre famille entre par mégarde dans leur nid, ils s’en aperçoivent immédiatement et chassent l'intrus.26
Habituellement les mammifères reconnaissent leurs petits grâce à l’odeur et au goût. Dès la naissance des petits, la mère les renifle et les lèche afin de pouvoir les reconnaître par la suite.27
L’une des créatures les plus épatantes dans ce domaine est le pingouin. Ils se ressemblent tellement entre eux que même les humains ont des difficultés à les différencier. Il est ainsi étonnant que les membres d’une famille de pingouins puissent se reconnaître sans aucun problème. D’autant plus que la mère laisse son partenaire et ses petits pendant une période de trois mois afin de chercher de la nourriture. Mais à son retour, elle les reconnaît immédiatement.
La mère trouve facilement son partenaire et sa progéniture au milieu de centaines de pingouins. Plus fascinant encore, avant que les adultes femelles partent chasser en mer, elles rassemblent tous leurs petits pour former une crèche et lutter contre le froid. Les jeunes oiseaux restent coller les uns aux autres, profitant de la chaleur corporelle de chacun. Mais un problème subsiste : comment les adultes vont-ils reconnaître leurs petits à leur retour parmi des centaines d’autres oiseaux ? Cette idée ne semble pas poser de problème aux pingouins. Chaque adulte appelle ses petits avec un cri strident ce qui leur permet de reconnaître leurs parents et de se diriger vers eux.28 Il n’y a aucun doute que la reconnaissance vocale est dans le cas présent la méthode la plus appropriée pour retrouver les siens parmi des centaines de pingouins. Mais comment les pingouins qui ont une apparence semblable et un cri différent parviennent-ils à se reconnaître ? Et comment ont-ils acquis la faculté de se différencier les uns des autres par leurs cris ? Aucun pingouin ne peut en avoir eu l’idée et l’utiliser par la suite. Ces qualités leur ont été données, mais par qui ? Selon les darwinistes, par la nature, mais quel élément de la nature a doté les animaux de telles facultés ? La glace polaire peut-être ? Ou bien les rochers ? Ni l’un ni l’autre évidemment, parce que "la nature", responsable de cet exploit selon les évolutionnistes, est constituée de rochers, de pierres, d'arbres, de glaciers qui sont des éléments entièrement créés. Ainsi, la réponse à cette question est simple : Allah Qui crée toute chose de manière parfaite, donne à chaque pingouin un cri distinct et la faculté de reconnaître les siens grâce à ces cris.

Construction de nids douillets pour la progéniture
Les nids jouent un rôle important dans la protection des animaux, en particulier celle des petits. De nombreuses espèces utilisent des techniques étonnantes pour construire leur nid grâce à divers matériaux et architectures. Les animaux planifient souvent comme des architectes, travaillent comme des constructeurs, trouvent des solutions tels des ingénieurs et parfois même décorent leur nid comme des décorateurs expérimentés. Ils travaillent sans relâche, jour et nuit, pour construire leur nid. Leur partenaire partage souvent la charge de travail et les deux s’entraident dans la réalisation de l’ouvrage. Les nids les plus soigneusement préparés sont ceux conçus pour l’arrivée de la future progéniture.
Les différentes techniques utilisées pour construire ces nids sont si parfaites que personne ne peut imaginer qu’elles puissent émaner d’animaux dénués d’intelligence. Comme nous allons le voir au cours des pages suivantes, ces techniques n’ont pas pu être conçues par les animaux eux-mêmes. Si tel était le cas, ceux-ci devraient alors planifier toutes les étapes préalables avant même de commencer à construire. Ils devraient tout d’abord prendre conscience de la nécessité de construire un nid pour protéger les œufs et leur progéniture. Ils devraient ensuite trouver l'endroit le mieux adapté pour construire leur nid puisqu’aucune créature ne fait son nid n'importe où.
Les matériaux utilisés dans la construction des nids sont soigneusement choisis en fonction de l'environnement. Par exemple, les oiseaux aquatiques construisent leur nid à partir de matériaux végétaux flottants afin de parer aux inondations. Les oiseaux qui vivent au milieu des roseaux construisent des nids larges et profonds afin d'éviter que leurs œufs ne tombent lorsque les roseaux plient sous la force du vent. Les oiseaux qui vivent dans les déserts construisent leur nid au-dessus d'arbustes et de cactus où les températures sont de 10°C inférieures à celles du sol, qui atteignent les 45°C, et qui seraient mortelles pour la progéniture.
Choisir le bon emplacement pour un nid nécessite des connaissances et une certaine intelligence. Un animal ne peut pas prévoir les risques d'inondation ou les conséquences nuisibles des hautes températures pour leur progéniture. Nous sommes donc confrontés à un paradoxe : d’une part, les animaux si peu intelligents et expérimentés, et d’autre part, des comportements intelligents, responsables et professionnels. Allah possède le discernement, l’intelligence et la connaissance et exprime ces qualités à travers Ses créations parfaites.
La survie de sa progéniture est primordiale pour n’importe quelle espèce vivante ; et dès la naissance de leurs petits, la protection de leur progéniture devient la seule et unique occupation des parents. Le rémiz penduline qui veille tout particulièrement à la protection de sa progéniture, construit un certain nombre de nids factices autour du vrai nid afin de détourner l’attention des ennemis affamés. Cette stratégie de diversion, résultat d’une planification minutieuse, ne peut pas provenir de l’intelligence du rémiz penduline lui-même.
L’une des méthodes les plus utilisées par les oiseaux pour protéger leur nid des prédateurs est de construire celui-ci dans un buisson épineux ou de le camoufler parmi des feuilles mortes. Certaines espèces, afin de protéger les femelles et leurs œufs, murent l'entrée de leur nid avec de la boue tandis que la femelle se trouve encore à l'intérieur, ou bien alors mélangent leur salive avec de la terre pour créer une sorte de mortier utilisé pour construire un mur qui bouche l'entrée du nid.
Ces facultés ne peuvent pas être développées par ces animaux. Qu’est-ce qui permet alors à ces oiseaux et à d’autres animaux de construire leur nid de manière si parfaite et si complexe ? Comment les animaux acquièrent ces facultés ?
Un autre élément mérite également d’être évoqué. A sa naissance, chaque animal possède la connaissance nécessaire pour construire le nid qui lui convient. Chaque individu de chaque espèce, où qu’il soit sur terre, construit son nid de la même façon. Cela montre clairement que les créatures n’ont jamais appris ou acquis par hasard les méthodes de construction de leur nid, mais que cette connaissance et ces aptitudes leur ont été données par une puissance extérieure. Allah tout puissant a créé ces créatures en même temps que leurs facultés et leur a donné cette connaissance.
En plus de la conception parfaite de leur nid, le dévouement extraordinaire dont les parents font preuve lors de la construction du nid mérite toute notre attention. Tandis que les oiseaux construisent des nids ordinaires pour eux-mêmes, ils construisent celui de leur progéniture avec le plus grand soin. En tenant compte des différentes étapes de la construction d’un nid, nous pouvons plus facilement comprendre le degré d’efforts et d’énergie fournis par les oiseaux et le dévouement extraordinaire dont ils font preuve. Pour construire son nid, un oiseau ne peut transporter dans son bec que quelques brindilles ou brins d'herbe à la fois. Il doit donc faire une centaine de vols pour rassembler tous les matériaux de construction nécessaires. Mais cela ne décourage pas l’oiseau. Il continue patiemment sa construction. Il n’est jamais frustré, fatigué ou trop paresseux pour achever la construction de son nid.
Selon le principe de la sélection naturelle soutenue par Darwin, ces animaux ne devraient être concernés que par leur propre intérêt. Dans un environnement où seuls les mieux adaptés et les plus forts survivent, pourquoi les animaux seraient concernés par la survie de leur vulnérable progéniture ? Qu’est ce qui peut expliquer le fait qu’ils préparent à l'avance un nid protecteur pour l’arrivée de leurs petits ? La sélection naturelle et la théorie de l'évolution ne peuvent pas donner de réponse à cette question, les idéologies athées non plus. Ces questions n’ont qu’une seule réponse : Allah donne à ces animaux les qualités telles que le dévouement, la patiente, la persévérance et l’ambition. Allah leur donne ces qualités afin que les plus forts protègent les plus faibles et que l’équilibre naturel se poursuive et afin que ces espèces puissent continuer d’exister et deviennent l'exemple vivant des créations artistiques d’Allah, de son pouvoir, de sa sagesse et de sa supériorité.
Les pages suivantes abordent des exemples d’animaux très connus pour leur expertise architecturale et décorative. Les œufs puis les oisillons sont extrêmement vulnérables et exigent d'être protégés avec le plus grand soin. Ainsi, Allah ordonne à leurs parents de leur construire exactement le genre de nid adapté.

Comment les oiseaux construisent leur spectaculaire nid ?
Les oiseaux sont des constructeurs très expérimentés. Chaque espèce possède ses propres techniques de construction et réalise ses assemblages sans jamais se tromper.
Lorsque les parents quittent le nid à la recherche de nourriture, leur progéniture reste totalement sans défense. Leur nid, qui est savamment caché dans les hauteurs des arbres, dans les cavités des falaises ou même au milieu des hautes herbes, fournit un abri sûr pour les oisillons.
L'autre objectif du nid est de protéger la progéniture du froid. Les oiseaux naissent sans plumes, et comme leurs muscles n'ont pas encore été stimulés, ils restent immobiles et ont besoin d'un nid pour les protéger du froid. Les nids tressés capturent la chaleur corporelle et la redistribue aux oisillons - mais la construction d'une telle structure requiert de la minutie et beaucoup de soin. La femelle construit le nid en tressant soigneusement les brins d’herbe, les brindilles et les fils récupérés pendant une très longue période. Elle remplit l’intérieur de plumes, de cheveux et d’herbe fine de façon à augmenter l’isolation du nid.29
Chaque type de nid nécessite l’utilisation de matériaux de construction adéquate. Les oiseaux peuvent passer toute la journée à la recherche de matériaux de construction pour leur nid. Leur bec et leurs griffes sont conçus pour transporter et agencer les matériaux qu’ils récupèrent. Le mâle choisit l’endroit pour installer le nid et la femelle le construit.
Les caractéristiques du nid dépendent des matériaux et des techniques de construction utilisés. Tous les matériaux de construction doivent être malléables et compressibles. Les nids sont construits en tenant compte de l’élasticité, la longévité et la robustesse des différents éléments que les oiseaux utilisent (boue, feuilles, plumes, cellulose…). Cela augmente la longévité de la structure. L’utilisation de fibres végétales mélangées à la boue par exemple évite la propagation des fissures.
Tout d’abord, les oiseaux réalisent le mortier à partir des matériaux récupérés. L'hirondelle à front blanc utilise cette technique en construisant son nid sur des falaises et sur les murs d'édifices en utilisant la boue comme adhésif afin d'assembler le nid. Elle rassemble la boue et les plumes et les transporte dans son bec sur le lieu de construction du nid où elle mélange la boue avec sa salive. Elle enduit la paroi de la falaise avec le mélange afin d'obtenir une structure en forme de pot ouvert sur le dessus. Elle va ensuite remplir cette structure d’herbes, de mousse et de plumes. Elle construit habituellement ces structures dans les cavités situées sous les falaises surplombantes afin d’éviter que la pluie n’abîme le nid.30
Certaines espèces d’Afrique australe (Anthoscopus) bâtissent un nid divisé en 2 parties. Si l'entrée de la véritable chambre d'incubation est masquée, l'autre partie du nid présente en revanche une entrée bien évidente, car elle n'est en réalité qu'un leurre à l'intention des prédateurs.31
Le cacique, un grand oiseau assez particulier, construit son nid a proximité d'essaims de guêpes fort agressives, car ces guêpes constituent une excellente défense contre les serpents, les singes et les toucans, mais surtout contre un type de mouches (œstridés) dont les larves sont redoutables pour les nidicoles, puisqu'elles pénètrent sous la peau des oisillons et provoquent la mort.32 De cette façon, le cacique protège ses petits des dangers provenant des prédateurs.
Le nid "cousu" de la couturière
La couturière d’Inde a un bec semblable à une aiguille à coudre. En guise de fil elle utilise de la soie de toiles d’araignée, du coton et des fibres récupérées à partir de troncs d’arbres. Cet oiseau choisit plusieurs grandes feuilles vertes situées à l’extrémité d’une branche et les joints. Il fait ensuite des trous le long des bords de chaque feuille et fait passer la soie d’araignée ou les fibres végétales par les trous pour coudre les feuilles ensemble. Il finit par faire des nœuds pour les maintenir ainsi. Il effectue la même chose de l’autre côté, il coud les feuilles ensemble en réalisant environ six points pour enrouler les feuilles. Finalement l'oiseau remplit la poche obtenue avec de l'herbe.33 Puis il élabore un autre nid à l'intérieur de cette poche où la femelle pondra ses œufs.34

Les tisserins
Les naturalistes considèrent les nids de ces oiseaux comme l’une des structures les plus impressionnantes construites par des oiseaux. Cette espèce utilise des fibres végétales et des tiges de plantes hautes pour fabriquer son nid d'une solidité redoutable.
Tout d’abord, le tisserin collecte les matériaux de construction. Il coupe de longues bandelettes à partir des feuilles ou bien il retire la nervure médiane d'une feuille verte. Il choisit les feuilles fraîches pour une raison particulière : les veines des feuilles mortes sont raides, cassantes et trop difficiles à plier tandis que les veines des feuilles vertes facilitent largement le travail. Le tisserin commence par attacher les fibres de la feuille autour d'une branche d’arbre. Il maintient une des extrémités de la bandelette contre la branche à l’aide de sa patte et attrape l’autre extrémité avec son bec. Afin d’éviter que les fibres ne tombent, l’oiseau les attachent ensemble en faisant des nœuds. Il les assemble lentement pour former un cercle qui deviendra l'entrée du nid. Puis il utilise son bec pour tisser les autres fibres ensemble. Durant le processus de fabrication, il doit calculer la tension nécessaire pour que le nid ne tombe pas. Il doit également être capable de visualiser la structure finale. Tout en construisant les murs, il doit déterminer à quel endroit la structure a besoin d’être élargie.35
Une fois la fabrication de l’entrée achevée, l’oiseau entame la construction des murs. Pour ce faire, il se suspend la tête en bas et continue de travailler depuis l'intérieur de la structure. Il va mettre une fibre sous une autre avant de les tirer avec son bec jusqu'à obtenir une structure absolument étonnante.36
Le tisserin ne fait pas que construire un nid. Il planifie chaque étape - tout d'abord il collecte les matériaux de construction les plus adaptés puis réalise l'entrée avant de commencer les murs. Il sait parfaitement à quel endroit diminuer ou augmenter l'épaisseur de sa construction et où réaliser ses courbes. Son comportement démontre une intelligence et des facultés exceptionnelles. Sans entraînement, il peut faire deux choses à la fois – maintenir une extrémité de la fibre avec ses pattes tout en manipulant l’autre extrémité avec son bec. Aucun de ses mouvements n’est effectué par hasard ; chacun de ses actes est réalisé de manière consciente et dans un but précis.
Un autre type d'oiseau appartenant à la famille des tisserins est capable de construire un nid qui résiste à la pluie. Cet oiseau réalise un parfait mortier en récupérant des fibres végétales et en les mélangeant avec sa salive, ce qui permet aux fibres végétales d’être élastiques et résistantes à l’eau.
Le tisserin répète ce processus jusqu’à ce que son nid soit achevé. Il est parfaitement insensé d’affirmer que ces oiseaux ont reçu ces facultés de manière inconsciente et par hasard. Ces oiseaux construisent leur nid à la fois comme des architectes, des ingénieurs en construction et des contremaîtres.
Le tisserin d’Afrique du Sud, qui niche au sein d’une large structure munies de plusieurs entrées séparées, réalise des constructions de nids exemplaires. Avec la même ingéniosité que les architectes les plus expérimentés, il construit des nids qui peuvent accueillir jusqu’à 600 oiseaux.37
Pourquoi certaines espèces choisissent la solution la plus complexe? Pouvons-nous raisonnablement attribuer au hasard le fait qu’ils puissent construire de tels nids complexes par eux-mêmes ? Certainement pas. Comme toute autre créature vivante, ils agissent eux aussi selon les ordres d’Allah.

L’hirondelle
Certains oiseaux cachent leur nid sous terre. L’hirondelle de rivage par exemple creuse de longs tunnels sur les flancs de pentes abruptes le long des rivières et des rivages. Elle incline ses tunnels du côté montant afin d’éviter les inondations. A chaque extrémité du tunnel se trouve une pièce à couver remplie d'herbe et de plumes.38
Le martinet d’Afrique du Sud construit son nid derrière les chutes d’eau, bien qu’il soit presque impossible pour les oiseaux de passer à travers de telles chutes d’eau. Les faucons, les hérons, les goélands et les corbeaux y parviennent. On pourrait s’attendre à ce que ces oiseaux soient écrasés par le poids de l’eau. Mais les martinets sont très petits et volent assez rapidement pour passer à travers des chutes d’eau comme une flèche. Les endroits qu’ils choisissent pour établir leur nid sont sûrs puisqu’aucun animal n’ose s'aventurer jusque là.
Cependant, les martinets peinent à rassembler les matériaux dont ils ont besoin pour construire leur nid. Leurs pattes sont trop petites pour leur permettre de ramasser des matériaux au sol comme le font les autres oiseaux. Au lieu de cela, ils attrapent des plumes, des bouts d'herbe desséchée et des matériaux volatils. Ils les collent ensuite aux parois derrière les chutes d’eau avec de la salive.39
Les martinets alpins qui vivent près des rivages de l'Océan Indien construisent leur nid dans des grottes. Chaque vague qui se brise contre le rivage inonde complètement l’entrée de la grotte. C’est pourquoi ces oiseaux peuvent parfois être aperçus à l’extérieur de la grotte en train de planer au-dessus des vagues et attendre que l'écume se retire avant de pénétrer dans celle-ci. Avant de commencer à construire son nid, le martinet détermine le plus haut niveau atteint par l'eau en observant les marques laissées par la mer sur les parois qui entourent l'entrée de la grotte, puis il construit son nid juste au-dessus de ces marques.40
Le messager sagittaire d’Afrique construit son nid dans des arbres épineux afin de se protéger des prédateurs. Les pics d’Amérique du Sud-ouest percent des trous dans la tige de cactus géants pour y faire leur nid.41 Le troglodyte des marais de son côté prépare des nids factices. Tandis que la femelle construit le vrai nid pour sa progéniture, le mâle vole autour du marais et construit des nids factices qui vont détourner l'attention des prédateurs.42

Les nids d’albatros
Presque toutes les espèces d’oiseaux sont dévouées envers leurs petits. Afin de s’accoupler, les albatros retournent toujours sur leur lieu de naissance où ils établissent d'immenses colonies. Des semaines avant l’arrivée des femelles, les mâles restaurent les vieux nids des années précédentes afin d'offrir un abri confortable à leur progéniture. Le dévouement des albatros pour leurs œufs est tout à fait remarquable : ils peuvent rester jusqu’à 50 jours sans se lever.
Leur dévouement est sans limite lorsqu’il s’agit de protéger et de prendre soin de leurs œufs. Ils vont jusqu'à parcourir 1 500 km pour trouver de la nourriture à donner à leurs oisillons.43

Les nids de calaos
Pour le calao, la saison de l’accouplement annonce le début d'une période d'intense activité. Pendant cette période, les mâles et les femelles effectuent une parade exceptionnelle. La première chose qu’ils doivent faire est de construire un nid sécurisé pour la femelle et sa portée.
La femelle calao commence à travailler après avoir trouvé un trou situé dans un arbre qui abritera le nid. Elle réduit l’ouverture du trou en le recouvrant de boulettes de boue qu’elle transporte dans son bec. Une fois entrée dans le nid à travers le trou étroit, elle bouche l’entrée avec de la boue tombée à l’intérieur réduisant ainsi l’ouverture à la largeur d’un coup de bec. Cela protégera la femelle et ses petits des dangers extérieurs, en particulier des serpents. Une fois le nid terminé, la femelle s’assoit pendant trois mois sans quitter une seule fois le nid. Le mâle rassemble la nourriture et alimente sa partenaire à travers la minuscule ouverture. Quand les jeunes naissent, eux aussi sont nourris de la même façon.44 Cette espèce d’oiseau est très patiente et dévouée envers sa portée. Pendant trois mois complets, tandis que la femelle s’assoit dans ce trou d’arbre à peine assez grand pour elle seule, le mâle prend soin d’eux jour après jour.
A partir de ces exemples, nous pouvons remarquer que chaque espèce d’oiseaux possède sa propre méthode pour construire les nids. Chaque technique, conçue selon un plan précis, est si complexe qu’on ne s’attend absolument pas à de telles prouesses de la part de créatures dénuées d’intelligence ou de prévoyance.
Nous sommes confrontés à des êtres dénués de la raison et de la volonté nécessaires pour se comporter de manière bienveillante, indulgente et dévouée. Cependant ces créatures font preuve de comportements intelligents, raisonnés, prévoyants, bienveillants et altruistes. D’où proviennent alors leurs comportements ? S’ils ne sont pas eux-mêmes à l'origine de ces actes, il doit exister une puissance extérieure qui les pousse à agir ainsi. Cette puissance n’est autre qu’Allah, le Seigneur de la terre, du ciel et de toute chose.

Les nids que les autres créatures construisent :
les bourdons
Les bourdons font preuve d’un dévouement particulièrement intéressant. Juste avant de déposer ses œufs, la jeune reine commence à chercher un endroit idéal pour établir sa colonie. Une fois ce lieu choisi, elle commence à rassembler les matériaux de construction dont elle a besoin pour recouvrir sa ruche – plumes, feuilles et herbe – ainsi que les matériaux d’isolation.
Tout d’abord, avec les matériaux récupérés dans les environs, elle construit une petite chambre de la taille d’une balle de tennis au milieu de la ruche. Puis vient le temps de partir à la recherche de nourriture. En quittant la ruche, elle s’envole en faisant des cercles au-dessus de la ruche de façon à mémoriser son emplacement. Une fois le nectar et le pollen récupérés, elle revient vers la ruche et dépose son chargement au centre de la chambre.
La reine qui se nourrit de nectar commence à secréter de la cire après un certain temps. Elle conserve le nectar qu’elle ne consomme pas, le laisse sécher et l’utilise pour coller les matériaux de construction récupérés afin de construire la chambre. Elle remplit les alvéoles qu’elle a conçue avec du nectar et place un minuscule morceau de pollen dans les alvéoles restantes en déposant ses œufs au-dessus, des œufs qui donneront naissance aux premières abeilles ouvrières. Les alvéoles sont celées avec de la cire et la reine des abeilles les maintient au chaud jusqu’à l’éclosion des œufs.
Elle ne dépose pas ses œufs par hasard, elle les place de manière symétrique et avec le plus grand soin. L’alimentation des jeunes est aussi importante que l’éclosion des œufs. Leur nourriture est préparée dans les alvéoles remplies de nectar par la reine des abeilles. Après une période d’incubation de quatre à cinq jours, les larves sortent et commencent à se nourrir du pollen et du nectar préparés pour elles.
Il est tout à fait remarquable que cette créature, qui dépose le nectar à l'endroit même où les jeunes abeilles s’alimentent et qui construit un système sécurisé pour le développement des jeunes abeilles qui formeront plus tard la colonie, ne soit pas un être doué d’intelligence mais une simple abeille de quelques centimètres de long.
Pourquoi la reine des abeilles fait preuve d’un tel comportement de dévouement ? C’est la première question qui nous vient à l’esprit. Elle ne tire aucun profit en nourrissant les jeunes abeilles. Elle peut même être contrainte de quitter la colonie pour laquelle elle a travaillé durement et pour laquelle elle s'est tant sacrifiée à l’arrivée d’une nouvelle reine. Il ne peut y avoir qu’une seule raison pour que la reine des abeilles fasse preuve de tant d'abnégation et fournisse autant d’efforts pour élever ces jeunes abeilles. Comme toutes les autres créatures sur terre, la reine fait preuve d'un tel dévouement parce qu’Allah lui ordonne de faire ainsi et d'élever de nouvelles générations d'abeilles. Par conséquent, les créatures vivantes ne possèdent pas d’instincts de survie égoïstes comme le prétendent les évolutionnistes.45

La tanière de glace des ours polaires
Quand elles attendent leurs petits, les femelles ours polaires qui vivent dans les régions glacées de l’Arctique construisent leur tanière sous la neige et la glace. Elles ne vivent dans cette tanière que durant cette période. Les oursons naissent généralement durant l’hiver – ils sont alors tout petits, aveugles et sans poils. Dans le froid hivernal, une tanière est indispensable pour ces oursons dépendants et sans défense.
Une tanière d’ours polaire typique est constituée d’un tunnel d’environ deux mètres sur un mètre cinquante et d’approximativement un mètre de haut. Cet abri n’est pas uniquement creusé. Dans un environnement entièrement couvert de glace et de neige, la tanière contient les éléments essentiels à la survie des oursons.
Ces tanières possèdent en général plusieurs pièces construites en hauteur par rapport à l’entrée. De cette manière, la chaleur corporelle dans la chambre est maintenue à l’intérieur de la tanière. Durant tout l’hiver, la neige s’amoncelle à l’entrée et au-dessus de la tanière. L’ours polaire laisse juste une ouverture suffisante pour l'aération à travers cet amas de neige.46
La mère construit le toit de la tanière entre 75 cm et 2 mètres d’épaisseur, ce qui isole la tanière de manière efficace en maintenant la chaleur à l’intérieur et en conservant l’air à température constante.47 Dans cet environnement tiède et sécurisé, la mère stocke l’énergie et règle sa quantité de réserves lipidiques en fonction de sa période d’hibernation.
Paul Watts, chercheur à l'Université d'Oslo, a disposé un thermomètre dans le mur supérieur d’une tanière. En enregistrant la courbe des températures, il fit une découverte intéressante. Tandis que la température extérieure atteignait les -30°C, la température intérieure n’est jamais descendue en-dessous de 2 ou 3 degrés. Comment la mère sait-elle que les propriétés isolantes du toit changent selon l’épaisseur de celui-ci ? Cela attise la curiosité des scientifiques jusqu’à nos jours.
Ceci soulève une autre question intéressante. Durant la période d’hibernation, la mère réduit son métabolisme pour ne pas perdre trop d’énergie et afin de produire un maximum de lait pour les oursons. Pendant sept mois, elle transforme les lipides qu’elle a stockés en protéines. Elle ne s'alimente pas durant cette période, réduit son pouls de 70 à 8 battements et ralentit son métabolisme. Elle n’a pas besoin durant cette période de se soulager. Durant ce laps de temps elle n’utilisera que très peu d’énergie pour donner naissance à ses petits.

Crocodiles
La femelle crocodile qui vit dans les Everglades de Floride construit un nid très spécifique. Elle mélange tout d’abord des matériaux végétaux en décomposition avec la boue avant de construire une butte d’environ 90 cm d’hauteur. Elle fait un petit trou en haut de ce monticule dans lequel elle dépose une douzaine d’œufs qu’elle recouvre à nouveau avec des matériaux végétaux. Ensuite, elle veille sur sa construction en faisant fuir les prédateurs. Lorsque les œufs commencent à éclore, elle entend les bruits émis par les bébés crocodiles et retire alors la couche de végétation située au-dessus. Les jeunes commencent déjà à grimper en haut de la butte où la mère crocodile les prend dans sa gueule avant des les transporter dans l’eau.48

La grenouille Hyla faber
La grenouille Hyla faber d’Afrique du Sud est l’un des plus habiles constructeurs de nids appartenant à la famille des amphibiens. Le mâle construit un nid au bord de l’eau. Il marche en rond pour creuser un trou dans la boue et repousse les bords de celui-ci afin de l’agrandir. Une fois son travail achevé, il construit une piscine de 10 cm de profondeur avec des murs de boue solide.
Assise dans cette piscine, la grenouille hyla mâle pousse des cris afin d'attirer l'attention d'une femelle. Après avoir répondu à son appel, la femelle dépose ses œufs dans la piscine. Une fois les œufs fertilisés, les deux grenouilles les surveillent jusqu'à leur éclosion. Quand les têtards sortent, ils nagent dans cette piscine, loin des poissons et des insectes. Une fois que leurs pattes commencent à se former, ils escaladent les murs et quittent ce nid préparé avec tant de soin.49

Les architectes sous-marins
On oublie souvent que les poissons aussi construisent des nids. Un très grand nombre de poissons d'eau douce élaborent ces nids dans des étangs, des lacs ou des cours d'eau. Ils créent généralement des trous superficiels dans le sable ou dans les fonds recouverts de graviers. Une fois leurs œufs déposés, les saumons et les truites referment le nid et laissent éclore les œufs. Pour les espèces qui laissent leur nid ouvert, l'un des parents ou les deux à la fois surveillent les œufs. Chez de nombreuses espèces, seul le poisson mâle construit le nid et surveille les œufs fertilisés.
Les nids de certaines espèces sont bien plus complexes. L’épinoche mâle qui vit dans les étangs et les rivières d'Amérique du Nord et en Europe, construit des nids encore plus sophistiqués que certaines espèces d'oiseaux. L'épinoche ramasse des matériaux végétaux et sécrète une substance à partir de ses reins pour les attacher ensemble. Il nage autour de ces matériaux végétaux afin de leur donner une forme allongée, puis force le passage au centre de cet agencement afin de construire un tunnel à travers lequel l'eau peut circuler. Si une femelle s’approche du nid, le mâle entame une danse pour séduire la partenaire en bondissant de gauche à droite. Il mène ensuite la femelle jusqu’au tunnel et lui indique l’entrée avec sa tête. Quand la femelle termine de déposer ses œufs à l’intérieur du tunnel, le mâle les fertilise avant de repousser la femelle vers l’extérieur. Après que plusieurs femelles ont rempli le tunnel de leurs œufs, le mâle surveille le nid en s'assurant que l'eau douce continue de circuler à travers le tunnel. Il continue de surveiller le nid pendant quelques jours en réparant le nid si besoin est, et ce, jusqu'à l'éclosion des œufs. Puis il retire la partie supérieure du nid en conservant la partie inférieure pour que les jeunes poissons puissent l'utiliser.50

Comment les animaux parviennent à réaliser tout cela ?
Vous semble-t-il possible qu'une personne qui n'a jamais travaillé sur un chantier auparavant puisse construire une maison parfaite sans avoir recours à des explications, à des méthodes ou à des plans spécifiques ? Certainement pas ! On ne peut pas envisager un tel exploit de la part d’un être humain, encore moins de la part d’un poisson.
Si on ne peut pas concevoir qu’un homme puisse réaliser une telle prouesse, comment se fait-il alors que les animaux y parviennent ? Ils travaillent patiemment et avec dévouement pour construire leur nid que seuls leurs petits utilisent. La plupart des espèces évoquées précédemment ne possèdent pas de système nerveux complexe, encore moins de cerveau développé. Quand elles construisent leur nid, cependant, elles planifient et calculent, appliquent les lois de la physique et utilisent des techniques de tissage et de couture adaptées tout en subvenant aux besoins de leur progéniture de manière pragmatique. Elles mélangent le mortier et isolent leur nid avec des matériaux obtenus facilement. Mais comment l’ours polaire ou l’oiseau connaît le fonctionnement de l'isolation ? Ou comment savent-ils qu’il est nécessaire de garder la chaleur à l’intérieur du nid ? Il est évident qu'aucune de ces qualités ne provient de l'animal lui-même. Alors comment ces créatures ont réussi à acquérir de telles connaissances ?
Le comportement intelligent, les connaissances et le dévouement dont font preuve ces animaux n’ont qu’une seule origine : toutes ces qualités leur ont été données par Allah, Qui a créé ces créatures de manière à ce qu'elles travaillent sans relâche et soient dévouées, en les dotant de la capacité de chasser, se nourrir, élever leur progéniture et se protéger afin de maintenir l'espèce en vie. Allah, infiniment bienveillant et miséricordieux, leur donne leur capacité à construire leur nid et à réaliser des plans parfaits, les protège et les nourrit. Ni soi-disant mère nature ni le hasard ne peuvent être à l'origine de nids aussi sophistiqués. C’est parce que ces animaux obéissent aux directives de leur Créateur, qu’elles font preuve de comportements aussi exceptionnels.
Dans le 68ème verset de la sourate an-Nahl "…Construisent des abris dans les montagnes et dans les arbres mais également dans les structures que les hommes érigent", Allah révèle que c’est Lui Qui ordonne aux abeilles l’endroit de construction de leur nid.

Survie des espèces et dévouement
sans fin pour protéger la progéniture
De nombreuses espèces animales souffrent et vont même jusqu’à risquer leur vie afin d'élever et de protéger leur progéniture. Certains animaux se déplacent sur des centaines de kilomètres pour trouver l’endroit idéal et y construire leur nid sophistiqué. D’autres, comme la mante religieuse mâle, meurent après l’accouplement, ou comme le saumon, après avoir déposé leurs œufs. D’autres encore surveillent leurs œufs pendant plusieurs semaines ou les transportent dans leur gueule ce qui les empêche de s’alimenter.
Tous ces actes altruistes ont un seul objectif : la survie de l'espèce. Les jeunes, faibles et vulnérables ne peuvent survivre qu’à condition d’être protégés par des adultes plus forts. La possibilité de survie d’un nouveau-né livré à lui-même est presque nulle. Mais les êtres vivants endossent leurs responsabilités en prenant soin des jeunes sans défense sans jamais se lasser, hésiter ou se sentir frustrés. Chaque espèce remplit son rôle ordonné par Allah.
Il est également important de souligner que les espèces qui font preuve d'un dévouement sans faille pour protéger leurs œufs et leurs petits sont celles qui se reproduisent en plus petit nombre. Les oiseaux par exemple ne déposent qu’un nombre limité d’œufs chaque année, mais ils les surveillent avec le plus grand soin. De la même façon, les grands mammifères ne donnent naissance qu'à un ou deux petits, mais ils prennent la responsabilité de les protéger et d'en prendre soin pendant de très longues périodes. Certains poissons et insectes déposent des milliers d’œufs en une seule fois, et les souris donnent naissance à plusieurs souriceaux chaque année. Ils ne prodiguent cependant pas la même attention à leurs œufs et à leur progéniture. Même si seul un petit nombre d’entre eux survit, ils sont suffisamment nombreux pour garantir la survie de l'espèce. S’ils faisaient preuve du même dévouement pour chacun de leur petit cela engendrerait un sérieux déséquilibre écologique. Dans le cas des souris des champs, qui se reproduisent en grand nombre, leur population augmenterait de façon tellement importante qu’elles envahiraient le monde.51 La reproduction est un élément vital dans le maintien de l'équilibre écologique, mais il est impossible que les animaux puissent contrôler cet équilibre de manière consciente.
Aucun de ces animaux n’est doté de raison. Ils n’ont pas conscience d’avoir besoin de se reproduire, ni de devoir tenir compte de l’équilibre écologique et d’agir en conséquence. Cependant, l’équilibre naturel est maintenu, et chaque animal remplit parfaitement son rôle. Cela montre clairement que toutes les créatures vivantes sont gouvernées par la même autorité. Rien dans la nature n’est laissé sans surveillance ou sans contrôle, tout le monde se prosterne devant Allah, le Créateur, et agit en conséquence.
Allah dit dans le Coran qu'aucune créature ne pourrait se reproduire sans qu’Il le veuille, et que Lui seul a le pouvoir de vie ou de mort :

Allah sait ce que chaque femelle endure à chaque contraction et à chaque gonflement de l'utérus. Tout ce qu’Il fait a un sens. (Sourate ar-Raad, 8)

… Aucun fruit ne provident de son enveloppe et aucune femelle n’est fécondée ou ne donne naissance sans qu'Il le sache... (Sourate Fussilat, 47)

Le royaume des cieux et de la terre Lui appartiennent. Il crée tout ce qu’Il veut. Il donne des filles à qui Il veut et Il donne des fils à qui Il veut ; Il donne à la fois des fils et des filles et Il ordonne à qui Il veut d'être stérile. Il est réellement le Tout-Puissant. (Sourate Achoura, 49-50)

Actes d'attention extraordinaires
envers leurs œufs ou leurs petits
Il est possible d’observer de nombreuses espèces de poissons, oiseaux ou reptiles faire preuve de dévouement et de compassion. De multiples espèces animales souffrent afin de protéger leur progéniture – en cachant leurs petits, en disposant soigneusement leurs œufs afin d'éviter qu'ils ne se cassent, en réchauffant ou en protégeant les jeunes de la chaleur, en les mettant à l'abri en cas de danger ou en les transportant dans leur gueule et en les surveillant pendant des semaines et sans relâche.
Les pythons peuvent être très dangereux pour les autres êtres vivants, y compris pour l'homme. Ils sont pourtant très protecteurs et dévoués envers leurs petits. La femelle python dépose environ 100 œufs, puis s’enroule autour d’eux. De cette manière elle refroidit les œufs en les mettant à l’abri du soleil et lorsqu’il fait froid ou elle les réchauffe en faisant vibrer son corps. La femelle python parvient ainsi à éviter les dangers qui menacent ses œufs.52
Une autre espèce animale intéressante est celle des poissons ovophiles – poissons qui incubent leurs œufs dans leur bouche. Certains d’entre eux continuent de porter leurs petits dans leur bouche une fois les œufs éclos. Les poissons-chats nagent pendant des semaines avec leur bouche remplie d’œufs. Parfois ils gargouillent afin de faire entrer plus d’oxygène dans leur bouche. Après l'éclosion des œufs, les jeunes restent à l'intérieur de la bouche du mâle pendant quelques semaines supplémentaires. Pendant ce temps, le mâle puise dans ses réserves de graisses et ne s'alimente que très peu.53
Une autre espèce qui transporte ses petits dans sa bouche est la grenouille. La grenouille de la famille des rhinodermatidae portent ses petits à l'intérieur de son corps. Durant la période d’accouplement, la femelle dépose ses œufs sur le sol et le mâle rassemble un peu de terre pour former un bouclier protecteur autour des œufs. Le fait qu’elles commencent à vaciller à l'intérieur de leur pelote de gelée est un signal qui fait venir le mâle. Celui-ci récupère les œufs et les transporte dans son sac vocal exceptionnellement grand. Les œufs continuent de se développer à l'intérieur. Puis le mâle vomit à plusieurs reprises en ouvrant sa bouche en grand et en laissant sortir des petites grenouilles bien développées.54
Une autre espèce de grenouille originaire d’Australie ne conserve pas ses œufs dans un sac séparé, mais les avale et les garde dans son estomac. Bien que la progéniture soit protégée des dangers extérieurs, elle est exposée aux acides provenant de l'estomac qui pourrait digérer les œufs. Ainsi, si l'estomac de la femelle continue de produire des substances acides, les petits seront digérés. Mais cela n’arrive pas. Quand la grenouille avale ses œufs, son estomac cesse de sécréter des sucs digestifs afin de protéger ces derniers.55
Pour garantir la sécurité de leur progéniture, d’autres grenouilles utilisent des méthodes différentes. Quand le crapaud pipa a fini de pondre, le mâle rassemble les œufs avec ses pattes palmées et les dépose sur le dos de la femelle. Les œufs collent à sa peau qui commence à gonfler et les œufs sont alors scellés sur celui-ci. Une fine membrane se forme sur les œufs. En l'espace de trente heures, ils plongent assez profondément pour devenir invisibles et le dos de la femelle redevient plat. Les œufs continuent de se développer sous la peau. 15 jours plus tard, le dos de la grenouille commence à bouger en même temps que les têtards commencent à s’agiter. Au 24ème jour, les jeunes grenouilles qui traversent la peau pour atteindre l'eau recherchent immédiatement un lieu en sécurité pour se cacher.56
L'espèce des alytes, natifs d'Europe, passe la plus grande partie de sa vie dans des trous creusés dans la terre à proximité de points d'eau. Les individus de cette espèce s’accouplent sur terre et une fois que la femelle a fini de pondre, le mâle fertilise ses œufs. Un quart d’heure plus tard, le mâle commence à enfiler les œufs qu’il attache ensuite à ses pattes postérieures. Le mâle transporte donc ses œufs avec lui où qu'il aille. Quand les œufs sont près à éclore, le mâle retourne dans l’eau où il reste jusqu’à ce que les têtards soient sortis. Il retourne ensuite dans son trou sous terre.57
Il convient de retenir un élément important parmi tous ces exemples : le comportement de ces grenouilles est en harmonie complète avec leurs caractéristiques physiques. L’une de ces espèces de grenouille possède un sac vocal parfaitement adapté pour ses œufs et qui s’étend sur la partie antérieure de son corps. La grenouille n’en est pas consciente, mais au lieu d’avaler les œufs, elle sait qu’il faut les conserver dans ce sac vocal. Les autres espèces de grenouilles, parce qu'elles n'ont pas la capacité de réfléchir, ne peuvent pas savoir que les sucs digestifs qu'elles produisent habituellement sont dangereux pour les œufs qu'elles conservent dans leur estomac. Aucune créature vivante n’est capable d'empêcher la sécrétion par l’estomac des sucs digestifs. Une autre espèce dispose d'un dos parfaitement adapté pour porter ses œufs. Ses attributs physiques et son comportement sont si complexes qu'ils ne peuvent certainement pas se développer par hasard.
Dans chacun de ces exemples il existe un plan intrinsèque. Il est évident qu’Allah, le Tout-Puissant, a créé ces caractéristiques physiques et comportementales en les harmonisant. Allah, infiniment bienveillant et miséricordieux, protège tous les nouveau-nés.
Allah n’a pas uniquement donné l’instinct de protection et de compassion à ces créatures évoquées précédemment. De manière similaire, les œufs et larves des fourmis, des termites, des abeilles et d’autres insectes qui vivent en colonies sont sujets à toute l'attention et les soins nécessaires. Les fourmis conservent leurs œufs et leurs larves dans des chambres souterraines construites spécifiquement à cet effet. Les fourmis ouvrières changent souvent les larves de chambres, selon les variations du taux d'humidité et de la température, en les transportant entre leurs mâchoires. Quand le nid est menacé par une attaque ennemie, les fourmis ouvrières évacuent immédiatement les chambres et transportent les larves en sécurité à l'extérieur du nid.58
Les soins prodigués par les oiseaux envers leurs œufs sont tout simplement exceptionnels. Le petit gravelot par exemple pond quatre œufs dans une petite dépression du sol. Il niche sur les grèves pierreuses des fleuves ou sur les plages lacustres. Quand la température est trop élevée, l'oiseau rafraîchit ses œufs avec les plumes de sa poitrine qu'il trempe d'eau.59
La plupart des animaux qui déposent des œufs sont capables d’adapter la température du lieu où sont déposés les œufs. La poule d’eau, comme les canards par exemple recouvre ses œufs de plumes qu'elle récupère à partir de son propre buste. Ce qui permet de conserver la chaleur des œufs.60
Comme beaucoup de petits oiseaux, les cygnes préservent la chaleur de leurs œufs en s’asseyant dessus. La femelle se lève fréquemment pour retourner les œufs afin que ceux-ci soient chauffés de manière identique.61
Pour incuber ses œufs, le phalarope utilise une méthode totalement différente. Une fois que la femelle a déposé ses œufs, son partenaire les surveille. En s’asseyant dessus, il perd très vite les plumes de son buste et de son abdomen. Ce qui augmente le flux sanguin à ces endroits précis et la chaleur ainsi produite est suffisante pour que le mâle puisse incuber les œufs pendant au moins trois semaines.62
Réguler la température du nid est vital pour le développement des œufs. Il est tout à fait significatif que les animaux soient particulièrement sensibles à ce facteur et adaptent la température selon des méthodes variées. Il est peu probable qu’un oiseau, un serpent ou une fourmi sachent à quel point la température constitue un élément essentiel et découvrent seuls la méthode pour maintenir leurs œufs à bonne température. Ce savoir vient de l’extérieur. Pour les êtres pensants, Allah, Créateur de toute chose sur terre, révèle Sa sagesse infinie en créant diverses facultés utiles à différentes créatures.
Ces animaux ne ménagent pas leurs efforts quand il s'agit de prendre soin de leurs petits. Les oiseaux en particulier doivent souvent construire des nids les uns après les autres durant la période de reproduction. Tandis qu’ils nourrissent leurs petits dans un nid, ils doivent incuber les œufs dans un autre. Par exemple, chez le pluvier grand-gravelot et le grèbe, le mâle et la femelle passent toutes leurs journées à incuber les œufs dans un nid et nourrir leurs petits dans l'autre.63
Plus intéressant encore, chez la poule d’eau et l’hirondelle de fenêtre, les jeunes du premier nid aident à élever les jeunes du second nid. Beaucoup de couples apivores aident d’autres couples. Ce genre d'entraide est habituel parmi les oiseaux.64 Il n’y a aucun doute que chacun de ces actes de dévouement contredit la théorie évolutionniste. De tels comportements ne devraient pas exister dans la nature qui, d’après les partisans de l’évolutionnisme, s’est formée de manière aléatoire et est peuplée de créatures sans aucun égard pour leurs semblables. Cependant, de nombreux exemples d’actes altruistes et d’abnégation prouvent que la nature n’est pas le produit du hasard et a été créée par un être supérieur.

La patiente inégalée du manchot empereur
Le manchot empereur fournit lui aussi des efforts considérables pour protéger ses œufs et fait preuve d’une patiente et d'une résistance hors du commun. Ces oiseaux, originaires de régions inhospitalières comme l’Antarctique, se déplacent sur plusieurs kilomètres vers des endroits plus adaptés en mars et en avril (quand l'hiver commence dans l'hémisphère sud) afin de se reproduire et d'élever leurs petits. Environ 25.000 pingouins se rassemblent alors pour s’accoupler. En mai et juin, chaque femelle dépose un œuf. Le couple ne construit pas de nid puisque leur environnement est un désert de neige et de glace. Il ne dépose pas non plus son œuf sur la glace car celui-ci ne supporterait pas une telle température. C’est pourquoi la femelle porte son œuf sur sa patte. Quelques heures après que la femelle ait pondu l’œuf, le mâle la rejoint et tous les deux se rapprochent buste contre buste.
Le mâle reprend l’œuf de la femelle en s’assurant qu’à aucun moment celui-ci ne touche la glace. Il glisse sa patte sous l’œuf puis soulève celle-ci afin de le faire rouler. Il exécute cela avec le plus grand soin afin de ne pas casser l'œuf par accident. Après cet exercice difficile, il cache l'œuf sous ses plumes.
Produire l’œuf a épuisé presque toutes les réserves de graisses de la femelle. Celle-ci doit donc immédiatement retourner à la mer pour trouver de la nourriture. C’est la raison pour laquelle les mâles qui couvent les œufs. Mais cette période d'incubation est plus pénible que pour la plupart des oiseaux. Elle requiert notamment beaucoup de patiente. Un pingouin mâle ne pose jamais l’œuf sur la glace, il doit rester immobile en permanence. Il ne peut bouger que de quelques mètres en traînant ses pattes et en utilisant sa queue en guise de troisième patte. Il se repose sur ses talons tandis qu’il relève ses orteils pour éviter que l'œuf ne roule sur la glace et ne gèle. Comme ses pattes sont recouvertes de plumes, la température est de 80°C plus chaude que l'air ambiant. L’œuf ne se refroidit jamais.
Tandis que l’hiver se poursuit, des tempêtes de neige commencent à se lever. Les vents peuvent atteindre des vitesses allant jusqu’à 120-160 km/h. Dans de telles conditions climatiques, le pingouin mâle peut rester un mois entier sans se nourrir et sans bouger, preuve évidente du dévouement de cet animal envers sa progéniture. Afin que l'œuf ne gèle pas, les pingouins mâles se blottissent les uns contre les autres en formant un bloc compact. Pour empêcher l’air froid de pénétrer à l'intérieur du bloc ainsi formé, ils collent leur bec contre leur buste en courbant leur cou jusqu'à l'horizontal formant ainsi un toit de plumes sans aucune ouverture. Les pingouins situés en marge du bloc sont obligés de supporter la rigueur climatique du Pôle sud. Cependant puisqu’ils effectuent des rotations de façon à affronter le froid chacun leur tour, prouvant de cette manière leur solidarité. Aucun oiseau ne passe son tour.
Il est tout à fait significatif que des milliers de pingouins puissent vivre côte à côte sous des climats aussi rudes sans jamais entrer en conflit. Il serait tout à fait improbable que l’homme, doté de conscience et d’intelligence, puisse vivre en harmonie, de manière bienveillante et dévouée dans des régions où existent de tels conflits d’intérêts. Mais les pingouins n'abandonnent jamais leurs œufs et ce, malgré les conditions inhospitalières et les menaces qui pèsent sur leur propre vie. Ceci contredit l'affirmation évolutionniste selon laquelle les plus faibles meurent et périssent, détruits par les plus forts. Au contraire, la nature est le lieu où les êtres les plus vulnérables sont protégés et pris en charge, malgré toute la rudesse des conditions de vie.
Après une période très pénible de 60 jours, les œufs de pingouins éclosent. Après une période de 60 jours passée à résister au froid sans manger, les mâles sont toujours aussi dévoués envers leur progéniture. Les nouveau-nés ont besoin de nourriture. A partir de leur gosier, les pingouins mâles produisent une substance laiteuse avec laquelle ils nourrissent leurs petits. A ce moment précis, les femelles reviennent. Elles appellent leur partenaire qui répond à leur cri. Le couple se reconnaît grâce aux cris qu'il pousse pendant le rituel d’accouplement. Malgré la séparation de trois mois, ils se reconnaissent immédiatement, une faculté qu’Allah leur a donnée.
Les femelles ont le gosier rempli et régurgitent devant leur progéniture qui va manger son premier vrai repas. On pourrait s’attendre à ce que le mâle, au retour de la femelle, quitte sa progéniture pour s’occuper de lui : en réalité il surveille les petits pendant encore dix jours, en les gardant au chaud sur ses pattes. C’est à ce moment seulement qu’il retourne à la mer pour aller chercher son premier repas depuis quatre mois.
Après trois ou quatre semaines passées en mer, il revient prendre ses responsabilités et surveiller ses petits à la place de la femelle qui va à son tour retourner à la mer pour s’alimenter.
Durant les premiers jours de leur vie, les bébés pingouins ne sont pas capables de produire de la chaleur. Laissés seuls, ils mourraient en quelques minutes. C’est pourquoi le mâle et la femelle nourrissent tour à tour leurs petits et les protègent du froid, n'hésitant pas à mettre leur propre vie en danger.66
Allah ordonne au mâle et à la femelle de coopérer pour protéger leurs œufs dans des conditions climatiques aussi rudes, en partageant les risques. Ils n’abandonnent jamais leurs petits, même pendant un court instant. Dans ces conditions, une créature dénuée de raison devrait abandonner ses œufs afin de chercher de la nourriture pour elle-même. Mais grâce au sentiment de protection qu’Allah leur insuffle, les pingouins surveillent les œufs, pas seulement pendant quelques heures ou quelques jours, mais pendant des mois.

La seule espèce où le mâle donne naissance :
l’hippocampe
L’hippocampe mâle possède une poche dans laquelle il conserve les œufs qu’il reçoit de la femelle. Elle dépose ses œufs dans la poche du mâle qui les garde jusqu'à ce qu'ils deviennent de petits hippocampes. A l’intérieur de la poche, ces derniers sont nourris à partir d’une substance placentaire et l'oxygène leur est fourni par l'intermédiaire de capillaires. En fonction des espèces, cette couvade dure entre 10 et 42 jours. Pendant ce temps, la femelle rend visite au mâle tous les matins. Ces rituels de visites et de salutations permettent à la femelle de se faire une idée sur la date d'éclosion et de se préparer à produire de nouveaux œufs.67

Le périlleux voyage du grunion
Contrairement aux autres espèces de poissons, le grunion enterre ses œufs dans le sable vu que ceux-ci ne se développent que dans ce milieu. Le fait de quitter le milieu aquatique ne serait-ce que pour une courte durée est synonyme de mort pour le grunion. Il n’a pourtant pas d’autre choix s’il veut assurer la survie de son espèce. Ces poissons qui agissent sur les conseils d’Allah, sortent de l’eau au bon moment quand les conditions sont idéales pour enterrer les œufs dans le sable. Ils attendent le moment de la pleine lune où la marée est la plus haute et où les vagues atteignent le rivage. Ils guettent la marée haute qui dure trois heures puis sortent de l’eau propulsés par la plus grosse des vagues. Les femelles qui réussissent à atteindre le rivage de cette façon se faufilent dans le sable et pondent à environ 5 cm sous terre.
Le plus grand danger reste à venir, car elles doivent encore retourner à la mer. Après avoir pondu leurs œufs, elles les enterrent sous le sable avant que la marée ne redescende. Si elles prennent trop de temps pour pondre, elles mourront sur le rivage. Comme nous pouvons le voir, ces poissons redoublent d’efforts et prennent des risques considérables pour pondre leurs œufs à l'endroit idéal tout en agissant de façon intelligente.
Le danger auquel les grunions doivent faire face et l’intelligence dont ils font preuve révèlent l’existence d’un esprit et d’une conscience extérieurs à ce poisson. Il existe des méthodes beaucoup plus simples pour pondre, mais ces poissons choisissent cependant d’enterrer leurs œufs dans le sable sur le rivage. Admettons qu’ils aient acquis cette habitude suite à une série d’évènements hasardeux. Que se passerait-il alors d’après cette hypothèse ? La femelle mourrait au premier obstacle rencontré, en essayant d'atteindre le rivage pour enterrer ses œufs. Elle aurait à supporter des conditions insoutenables qui l'empêcheraient d'apprendre et encore moins de transmettre son savoir à ses œufs. Les œufs de grunion sont capables de se développer dans le sable et le grunion choisit le bon moment pour arriver sur le rivage, se reproduire et survivre grâce à Allah.

Le nid envahi d’herbes que prépare
le poisson-castor pour ses œufs
La femelle poisson-castor pond entre mai et juin. Durant cette période, le point noir situé sur le dessus de sa queue s'assombrit. Le mâle prépare un nid sous-marin dans des zones herbues et peu profondes en retirant les tiges et les feuilles des plantes et en laissant un petit cercle entouré de végétation. Quand la femelle dépose ses œufs, ceux-ci collent au fond du nid et le mâle reste pour les surveiller en nageant en cercle afin d’augmenter le flux d'oxygène. Le poisson mâle continue de protéger sa progéniture jusqu’à ce qu’elle atteigne environ 10 cm.69
Une autre créature qui se déplace sur de
grandes distances pour se reproduire :
La baleine grise
Chaque année en décembre et janvier, la baleine grise qui attend des petits quitte les eaux glacées de l’Océan Arctique et migre vers la Californie en passant par la côte ouest de l’Amérique du Nord à la recherche d'eaux tempérées pour donner naissance. Durant son voyage, la baleine ne s’alimente pas. Mais elle s’y est bien préparée puisque durant tout l’été, dans les eaux du nord riches en krills elle a stocké de l'énergie sous forme de couches épaisses de graisse. Dès que la baleine grise atteint les eaux tropicales à l'ouest du Mexique, elle donne naissance. Les bébés baleines se nourrissent du lait maternel et bâtissent leurs propres réserves en prévision du voyage de retour dans l’hémisphère nord en mars avec les autres baleines grises.72

L'attention extrême des cichlides
Les mâles et les femelles cichlides prennent grand soin de leurs œufs et de leurs jeunes. L’un d’entre eux évente les œufs sans discontinuer avec ses nageoires supérieures. Tous deux prennent leur fonction à tour de rôle afin d'augmenter le flux d'oxygène favorable au bon développement des œufs et afin d'éviter que les spores fongiques ne se déposent et ne se développent sur les œufs.
Les soins prodigués servent principalement à maintenir le frai au propre, c'est la raison pour laquelle les parents mangent les œufs non fertilisés, afin d'éviter la contamination des œufs sains. Ensuite, ils transfèrent leur frai dans des trous creusés dans le sable en transportant quelques œufs à la fois. Tandis qu’un des deux poissons s’introduit dans le trou, l'autre surveille le reste des œufs et continue jusqu'à ce que le transfert soit terminé. Une fois que les jeunes sont sortis, les parents continuent de les protéger. Les jeunes restent ensemble, et si l’un d’entre eux vient à s’égarer, l’un des deux parents le ramène dans sa bouche.73
Le cichlide n’est pas la seule créature qui prend soin de nettoyer ses œufs. La femelle mille-pattes lèche régulièrement les œufs afin d'éviter que les spores fongiques ne les attaquent et s'enroulent autour d’eux, les protégeant ainsi des prédateurs jusqu'à leur éclosion.74
La femelle pieuvre dépose le frai dans des cavités rocheuses, puis le surveille et le nettoie fréquemment à l'aide de ses tentacules avant de les rincer avec de l'eau propre.75

Dévouement de l’autruche
Pour les créatures qui vivent sur le continent africain, le soleil peut devenir un ennemi mortel. Afin de se protéger de ses rayons, beaucoup d’animaux recherchent des endroits ombragés. Mais l’autruche d’Afrique du Sud s’inquiète avant tout pour ses œufs et tente de les maintenir à l'ombre. Ainsi, elle se dresse sur ses pattes au-dessus de ses œufs, qui deviendront des larves, en déployant ses ailes pour faire de l’ombre.76 Pendant tout ce temps, elle s'expose elle-même au soleil, prouvant de cette façon son dévouement total.

Comment l'araignée-loup transporte ses petits
La femelle de cette espèce d’araignée dépose ses œufs dans un cocon de soie qu'elle a tissé à cet effet. Elle attache ce cocon à son abdomen antérieur et l'emmène partout où elle va. Si celui-ci vient à tomber, elle le rattache à nouveau à son abdomen.
Une fois que les jeunes araignées sortent des œufs, elles restent dans leur cocon pendant quelques temps encore jusqu’à ce qu’elles commencent à grimper sur le dos de leur mère. La femelle emmène ses petits partout avec elle. Chez certaines espèces, les jeunes sont si nombreux qu'ils doivent s’empiler les uns au-dessus des autres sur le dos de leur mère. D’après nos connaissances, les jeunes ne s’alimentent pas durant cette période.
Une autre espèce de l'araignée-loup retire le cocon attaché à son corps en juin ou juillet, quand les œufs sont sur le point d’éclore. Elle tisse alors une tente au-dessus d’eux pour les protéger. Après éclosion, les jeunes restent sous la tente, muant à deux reprises jusqu’à leur développement complet. Puis ils se dispersent.77
Comment un invertébré comme l'araignée peut montrer de la loyauté, de l’intérêt, de la compassion et de la patiente ? Cette question mérite réflexion.

Les insectes qui se préoccupent de leurs œufs
Les hétéroptères sont confrontés à un dilemme. Ils ne peuvent pas déposer leurs œufs à la surface de l’eau, car ceux-ci s’assécheraient. S’ils les déposent dans l’eau, les larves coulent en sortant des œufs. Les mâles assument donc la responsabilité de surveiller les œufs déposés à la surface de l'eau, humide et ventilée.
La nèpe géante femelle, Lethocerus, dépose ses œufs sur une branche qui flotte à la surface de l’eau. Le mâle plonge à plusieurs reprises dans l’eau avant de grimper sur la branche où il laisse couler des gouttes d’eau sur les œufs et fait fuir les insectes prédateurs.
La nèpe géante Belostoma (que l’on retrouve souvent dans les piscines) attache ses œufs sur le dos du mâle à l’aide d’une substance collante. Celui-ci nage jusqu’à la surface tout en ventilant les œufs. Il pédale d’avant en arrière avec ses pattes postérieures en effectuant des tractions ou en s’accrochant à une branche. Il laisse ensuite tomber des gouttes d’eau sur les œufs durant des heures entières.
Les trois espèces différentes - le staphylinidé Bledius, le carabidé Bembidion, et l'Heterocerus - ont chacun une méthode particulièrement intéressante pour empêcher leurs œufs de couler sous des marées de boue. Elles bouchent leur étroite chambre à couver quand la marée monte puis l’ouvre à nouveau quand la marée redescend.79
Le fait que les insectes puissent faire preuve d'une telle prévoyance et soient capables de protéger leurs œufs intelligemment montre une fois encore la réalité de la création.

Le dévouement de la guêpe pour une
progéniture qu’elle ne verra jamais
La guêpe appartenant à la famille des sphécidés creuse un terrier incliné pour y développer ses larves. Il s’agit d’une tâche ardue pour une si petite créature, mais la guêpe commence par soulever la terre avec sa mâchoire puis la jette derrière elle à l'aide de ses pattes.
Cette guêpe possède une autre faculté étonnante : elle creuse son terrier sans laisser de traces autour. En attrapant la terre entre ses mâchoires, elle la retire morceau par morceau et la dépose plus loin, à des endroits différents de façon à éviter de former un monticule et d'attirer l'attention des insectes prédateurs.
Quand le trou est aussi large que le corps de la guêpe, cette dernière creuse alors une nursery assez grande pour y déposer ses œufs et entreposer de la nourriture. Elle recouvre ensuite temporairement l’entrée pour aller à la recherche d’insectes pour se nourrir.
Chaque espèce de sphécidés est spécialisée dans la chasse aux chenilles, sauterelles et criquets. Quand elle chasse pour ses petits, elle ne tue pas sa proie mais la paralyse avec son dard et la rapporte jusqu’au terrier. Elle dépose alors un seul œuf sur la proie. L’insecte est maintenu en vie jusqu'à l'éclosion de l'œuf. La larve se nourrira ensuite de l’insecte capturé.
Une fois que la guêpe s'est occupée du nid et de la nourriture, elle se charge de la sécurité de ses larves. Elle cache soigneusement l’entrée avec de la terre et des petits cailloux. Elle attrape un petit caillou avec ses mâchoires et l’utilise comme marteau pour égaliser le niveau du terrier avec celui du sol. Elle ratisse ensuite la surface avec ses pattes hérissées de pointes et balaye le sol jusqu’à ce que l’entrée du terrier soit parfaitement cachée. Mais cela ne suffit pas. Par mesure de précaution, la guêpe creuse des terriers factices aux alentours. Les larves se développeront jusqu'au stade adulte dans le vrai terrier extrêmement bien protégé qui renferme de la nourriture en quantité suffisante.80
La guêpe ne verra jamais ses petits. Elle fournit cependant aux larves tout ce dont elles ont besoin pour grandir. Cette démonstration de patiente et de dur labeur sont des signes de dévouement, de prévoyance et de réflexion. Il est évident que cette minuscule créature n’est pas à l’origine de telles prouesses. Celles-ci ne peuvent provenir que d'une puissance intelligente et sage.
Comme nous l’avons évoqué précédemment, les évolutionnistes prétendent que les animaux sont programmés pour agir ainsi. Selon leur théorie, ce programme résulte d’une série de coïncidences. Si nous tenons compte des facultés aussi extraordinaires que complexes des créatures vivantes, cette affirmation devient tout à fait irrationnelle et illogique. Toute personne dotée de faculté de penser et de raisonner peut aisément admettre l'idée que toute créature agit selon le dessein d’Allah.

Tout pour les jeunes
A leur naissance, les jeunes animaux dépendent souvent de la protection et des soins prodigués par leurs parents. Les créatures qui naissent aveugles ou nues, incapables de chasser pour se nourrir, mourront de faim ou de froid sans protection de la part de leurs parents ou d'un autre individu du groupe. Cependant, les animaux qui agissent selon le dessein d’Allah, nourrissent et protègent leurs petits à tout prix.

Protéger les jeunes contre les dangers
Quand il s’agit de protéger leurs petits, les animaux peuvent devenir très dangereux. S’ils sentent venir le danger, ils préfèrent fuir en emportant leurs petits. S'ils ne le peuvent pas, ils se jetteront alors sans hésiter à l'assaut des prédateurs. Les oiseaux et les chauves-souris par exemple s’attaquent aux naturalistes qui enlèvent les petits de leur nid.82
Quand les animaux à sabots tels que le zèbre sont attaqués, ils se divisent en plusieurs groupes et rassemblent leurs petits au centre pour les protéger. Quand ils sont menacés, les individus du troupeau défendent courageusement leurs petits contre les attaques des prédateurs.
Quand les girafes sont pourchassées, elles abritent leurs petits sous elles et donnent des coups de pieds aux prédateurs avec leurs pattes antérieures. Les antilopes et les daims sont des animaux craintifs et nerveux qui choisissent de fuir s'ils n'ont pas de petits à protéger. Mais si un renard ou un loup vient à menacer leur progéniture, ils n'hésitent pas à utiliser leurs sabots tranchants.
Les mammifères plus petits et plus faibles préfèrent cacher leurs petits ou les emmener en lieu sûr afin de les protéger. S’ils n'en ont pas l'opportunité, ils peuvent alors devenir très menaçants en tentant d'effrayer les prédateurs. Le lapin d’Amérique par exemple – un animal particulièrement craintif d’ordinaire – prend des risques considérables pour entraîner ses ennemis loin de ses petits. Si ses petits sont attaqués, il va courir et donner des coups de pied à l’ennemi à l’aide de ses pattes postérieures très puissantes. En général, cet acte de bravoure est suffisant pour faire fuir les prédateurs, y compris ceux qui sont plus forts que le lapin.83
Quand les prédateurs pourchassent un jeune faon, la mère se met derrière son petit parce que les attaquants attrapent généralement leur proie par derrière. Elle tente de rester aussi près que possible derrière son petit et si le prédateur se rapproche, elle essaye alors de faire diversion pour le faire fuir. Elle utilise ses sabots contre le chacal ou court près de son prédateur afin de détourner son attention.84
Les couleurs de certains mammifères se fondent dans leur environnement. Parfois, les jeunes ont besoin d’être initiés afin de pouvoir tirer profit d’une telle faculté. Le daim utilise le camouflage de son petit pour se protéger. La mère cache son petit dans les sous-bois. La fourrure marron et tachetée de points blancs du faon qui l'empêchent d’être repéré même de très près par les prédateurs. Les points blancs de la fourrure ressemblent à des tâches de lumière qui illuminent le sous-bois. Les prédateurs qui passent à seulement quelques mètres ne repèrent pas le faon. La mère restera toujours très près mais ne fera rien qui puisse attirer l’attention du prédateur vers l'endroit où se trouve son petit. Très prudemment elle retrouvera son petit uniquement pour le nourrir. Avant de retourner dans la forêt, elle forcera son petit à s’allonger pour rester cacher. Même si le jeune animal se lève de temps en temps, il se recouche immédiatement en entendant des bruits inhabituels. Il se cache ainsi jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour survivre sans sa mère.85
D’autres animaux tentent de faire fuir les prédateurs pour les éloigner de leurs petits. Les hiboux et d’autres oiseaux déploient leurs ailes afin de paraître plus grands qu’ils ne le sont en réalité et tentent ainsi d'effrayer les prédateurs qui s’approchent de leurs petits. D'autres animaux sifflent, comme les serpents. La mésange bleue siffle d'une manière stridente et bat des ailes contre les parois du nid. Comme le nid est plongé dans l’obscurité, les agresseurs qui ne peuvent pas apercevoir l’oiseau fuient généralement rapidement.86
Les individus adultes de certaines colonies d’oiseaux prennent en charge la protection de tous les jeunes. Les mouettes sont des ennemies particulièrement dangereuses pour les tadornes. Les tadornes adultes qui surveillent le nid utilisent leur force pour faire fuir les mouettes. Les oiseaux adultes se relayent pour protéger leurs petits. Lorsqu'ils ne sont pas de garde, ils partent à la recherche de nourriture dans des eaux éloignées.87
Quand un daim se rend compte qu’il ne peut pas se mesurer à un ennemi, il se jette littéralement sur lui, s’offrant comme proie afin de protéger ses petits. De nombreuses espèces animales utilisent la même stratégie. Par exemple, quand un tigre femelle voit s’approcher un prédateur, elle laisse immédiatement ses petits pour attirer l'attention du prédateur. Un raton laveur, au contraire, conduira ses petits en haut de l'arbre le plus proche avant de redescendre rapidement pour faire face à l’ennemi. Il se laissera pourchasser sur une très longue distance et quand il estimera que le prédateur est suffisamment éloigné, il retournera tranquillement retrouver ses petits. Il est bien évident que ces stratégies ne fonctionnent pas à chaque fois. Même si un petit survit, ses parents peuvent mourir en essayant de le protéger.
Certains oiseaux font semblant d’être blessés afin d'attirer l'attention des prédateurs et de les éloigner de leurs petits. A l’approche d'un prédateur, l’oiseau femelle sort furtivement de son nid. Quand elle arrive près du prédateur, elle commence à battre le sol avec une aile et pousse des cris de douleur. Elle paraît ainsi être blessée et vulnérable. Cependant, elle fait attention à toujours laisser assez d’espace entre elle et le prédateur afin de pouvoir s’échapper. Sa "performance" attire à chaque fois l’attention du prédateur. Celui-ci s’approche en espérant attraper une proie sans se rendre compte qu’on l'a emmené loin du nid. Quand elle est enfin hors de danger, la femelle oiseau cesse de faire semblant d’être blessée et juste au moment où le prédateur croit l’atteindre, elle s'envole.
Ce spectacle est tout à fait convaincant. Il réussit à tromper les chats, les chiens, les serpents et d'autres oiseaux. De nombreux oiseaux qui construisent leur nid sur le sol protègent leurs petits de cette manière. Quand un prédateur s’approche d’un canard, celui-ci fait semblant de ne pas pouvoir s'envoler et fait le tour du lac en battant bruyamment des ailes et en s’assurant de garder une distance suffisante. Une fois l'ennemi entraîné suffisamment loin, il s'envole pour retourner vers le nid.
Les scientifiques ne parviennent pas à expliquer le scénario de "l’aile blessée" inventé par ces oiseaux.89 Un oiseau est-il vraiment capable d'écrire un tel scénario ? Il faudrait qu’il soit extrêmement intelligent pour y parvenir, car ces calculs requièrent du discernement et de l’ingéniosité. Cet oiseau doit être particulièrement courageux pour s'offrir ainsi sans hésiter et laisser le prédateur le traquer. Aucun oiseau ne copie ses comportements à partir d’autres oiseaux ; ils possèdent tous des mécanismes de défense innés.90
Nous avons uniquement mentionné une infime partie des multiples exemples d'abnégation et de dévouement dont font preuve les animaux. Des millions d'espèces différentes peuplent cette terre, chacune ayant ses propres mécanismes de défense. Les leçons qu’elles nous enseignent sont plus importantes que les stratégies elles-mêmes. Est-il irrationnel et illogique d’affirmer qu’un oiseau risque sa vie de manière consciente et de son propre gré afin de protéger ses petits ? Certainement pas. Les animaux dont nous avons parlés sont dénués d’intelligence et ne peuvent pas posséder des sentiments de compassion et de bienveillance. C’est Allah, Seigneur du ciel et de la terre, Qui les a créés avec ces qualités, en leur permettant d'agir de manière intelligente, bienveillante et clémente. En guidant ces animaux, Allah révèle Son infinie compassion et Son infinie miséricorde.

Les insectes protègent eux aussi leurs
petits contre les dangers
En 1764, le naturaliste suédois Adolph Modeer découvrit que chez les insectes, les parents protègent et prennent soin de leur progéniture. Il observa que la femelle pentatomidé d’Europe reste immobile au-dessus de ses œufs quand un prédateur approche. Elle les protège de l’ennemi au lieu de s’enfuir.91
Au départ, de nombreux scientifiques ne voulaient pas admettre que les coléoptères prenaient soin des générations suivantes. Le professeur Douglas W. Tallamy, unévolutionniste spécialisé dans les comportements des insectes en explique la raison :
Chez les insectes, le fait que les parents prodiguent des soins envers leurs petits a des conséquences parfois si désastreuses que l’on peut se demander pourquoi cela continue de se produire. La stratégie la plus évidente utilisée par bon nombre d’insectes est tout simplement de produire des œufs en abondance.92
Bien que Tallamy croie en la théorie de l’évolution, il questionne l'un de ses éléments clés. Selon cette théorie, les comportements qui mettent l'espèce en danger doivent être rapidement remplacés. Mais cela ne se passe pas ainsi. De nombreux insectes comme beaucoup d’autres créatures n’hésitent pas à risquer leur propre vie pour protéger leur progéniture et les autres individus du groupe - comme dans le cas de la guêpe, des abeilles et des fourmis.
L’une de ces minuscules créatures n'est autre que le tigre appartenant à la famille des hémiptères et qui vit sur les plantes de la famille des solanum carolinense. La femelle tigre protège ses œufs, puis ses larves jusqu’au bout. L’un des pires ennemis de la nymphe est un insecte appartenant à la famille des nabidae – un coléoptère qui mange les larves avec son bec tranchant. Mais la femelle tigre qui ne possède aucune arme pour se défendre s'assoit sur le dos de l'ennemi et bat des ailes afin de faire fuir le prédateur.
Pendant ce temps, les nymphes utilisent la veine centrale de la feuille comme route pour s’échapper par la tige et se cacher sous de jeunes feuilles vertes. Si la mère réussit à s’échapper, elle rejoint alors les nymphes dans leur cachette et s’assoit sur la tige pour les surveiller. De cette façon, si l’ennemi la poursuit toujours elle coupera la route qui mène aux nymphes. Parfois, la mère chasse ses petits pour leur éviter de se poser sur une feuille inappropriée et les guide vers une feuille plus sûre. La mère meurt souvent durant ces attaques de prédateurs, mais elle permet aux nymphes de s'échapper et de se cacher. 95

L’alimentation des jeunes
Pour que les jeunes sans défense survivent, leurs parents doivent les nourrir et les protéger. Les adultes doivent constamment protéger les jeunes contre les prédateurs et partir chasser pour les nourrir. Les oiseaux mâles et femelles nourrissent leurs petits entre 4 à 12 fois par heure. S’il y a beaucoup d’oisillons, les parents effectuent des centaines de sorties pour trouver assez de nourriture et les alimenter. La mésange charbonnière dépose de la nourriture dans le nid jusqu'à 900 fois par jour.96
Chez les mammifères les femelles sont confrontées à un autre problème : elles ne peuvent nourrir leurs petits qu’en les allaitant. Durant cette période, elles doivent considérablement augmenter leur ration alimentaire. Le phoque allaite ses petits pendant les 17 à 18 jours qui suivent la naissance. Durant cette période, les jeunes prennent beaucoup de poids tandis que la mère en perd beaucoup étant donné qu’elle ne s’alimente pas.97
Les parents qui doivent prendre soin de leur progéniture dépensent quatre fois plus d’énergie qu'en temps normal.98
Afin de déterminer le "prix" à payer par les parents pour élever leurs petits, le biologiste Heinz Richner et ses étudiants de l’Université de Lausanne ont mené une expérience sur la mésange charbonnière. Celle-ci a révélé les difficultés d’être père. Durant cette expérience, Richner a changé plusieurs fois le nombre de jeunes dont le père devait s’occuper en déplaçant les oisillons d'un nid à l'autre. Il s'est rendu compte que lorsque le père doit nourrir un nombre plus important de petits, celui-ci fournit deux fois plus d'efforts et meurt beaucoup plus rapidement. Les parasites et les maladies associés ont contaminé 76% de ces pères, contre 36% dans des conditions normales.99
Ces résultats aident à comprendre le dévouement des oiseaux pour leurs petits et les obstacles qu'ils sont prêts à surmonter.
Le grèbe nourrit ses petits avec des plumes
Le grèbe sert de nid flottant à ses petits. Les jeunes grèbes grimpent sur l’un de ses parents. Une fois installés, l’adulte déploie ses ailes doucement pour empêcher que les oisillons ne tombent. Il nourrit ensuite ses petits en inclinant son bec dans leur direction et en leur donnant des morceaux de nourriture, mais leur tout premier repas n’est pas exactement de la nourriture. Au départ les jeunes oiseaux sont nourrit avec des plumes ramassées à la surface de l’eau ou arrachées du buste des parents. Chaque oiseau doit ingurgiter une quantité impressionnante de plumes. Mais pourquoi ?
Ces plumes sont données en guise de nourriture aux petits comme mesure préventive. Les jeunes oiseaux ne peuvent pas digérer ces plumes qui restent donc coincées dans l'estomac. Certaines de ces plumes forment un amas à l’entrée de l’intestin. Les arrêtes de poisson et d’autres aliments indigestibles restent bloqués à cet endroit ce qui évite de détruire les muqueuses délicates de l'estomac et de l'intestin. L'oiseau conservera cette habitude de manger des plumes tout au long de sa vie.100
Chez certaines espèces comme le martin-pêcheur d’Europe, la mère plonge dans l’eau à une allure vertigineuse et attrape le poisson par la queue. Et ce afin de pouvoir le donner en nourriture à ses petits en commençant par la tête. Ainsi les nageoires ne se décollent pas et ne viennent pas se plaquer sur le gosier des oiseaux lorsqu'ils avalent le poisson. Si l’oiseau attrape le poisson d’une autre manière, il mangera lui-même sa proie.101

Le guacharo des cavernes qui voyage pendant
des kilomètres pour nourrir ses petits
Ces espèces construisent leur nid à une hauteur de 20 mètres. Le guacharo part à la recherche de fruits cinq ou six fois par nuit afin de nourrir ses petits. Il commence par mâcher le fruit, puis nourrit ses petits avec la pulpe.
Le guacharo vole en groupe pour trouver de la nourriture et parcourt des distances allant jusqu’à 25 kilomètres (15 miles) par nuit.102
Comme le guacharo, beaucoup d’autres espèces préparent la nourriture avant de la donner à leurs petits. Les pélicans par exemple préparent une sorte de "soupe de poissons". Le puffin prépare une huile riche à partir des poissons et plancton qu'il ingère. Les pigeons sécrètent dans leur gosier une substance appelée le "lait de pigeon" qui est riche en graisses et en protéines. Contrairement aux mammifères, les pigeons mâles et femelles sont capables de produire ce "lait". D’autres espèces d'oiseaux produisent des substances similaires.103
Les oisillons dépendent entièrement de leurs parents. Ils sont uniquement capables d'ouvrir leur bec en grand et d'attendre que leurs parents les nourrissent. Les jeunes goélands argentés poussent instinctivement leur bec contre le point rouge du bec de la mère. A la moindre vibration qui indique le retour des parents, les jeunes grives, encore aveugles, tendent le cou et ouvrent leur bec en grand dans l'attente de nourriture, comme si le bord jaune et gonflé du bec des jeunes oiseaux indiquaient l'endroit où les parents doivent déposer la nourriture. Les extrémités de leur bec sont particulièrement sensibles. Le moindre effleurement du bec fermé d’un petit le stimulera et celui-ci y répondra en ouvrant son bec.
La couleur et la sensibilité du bec des jeunes oiseaux, en particulier des oiseaux dont le nid est situé dans des endroits enfouis leur facilitent la vie. Une mère reconnaît facilement le bec de ses petits même lorsque ceux-ci sont cachés dans un coin sombre du nid.
Les diamants de Gould construisent leur nid dans un trou souterrain plongé dans l’obscurité. Leurs petits ont des protubérances vertes et bleues au coin de leur bec qui réfléchissent peu de lumière à l'intérieur du nid.
Chez certaines espèces d’oiseaux, le bec coloré ne sert pas uniquement à indiquer l'endroit où se trouvent les jeunes. Il peut également préciser quel est le jeune qui a mangé en dernier et celui qui a besoin d'être alimenté. Le bec des jeunes linottes est rouge en raison des vaisseaux sanguins situés sous la peau de la gorge. Une fois que le jeune a fini de manger, son sang se dirige vers l'estomac afin d'entamer le processus de digestion. Ainsi, les jeunes oiseaux qui sont restés le plus longtemps sans nourriture sont ceux qui ont le bec le plus rouge. Les expériences conduites dans ce domaine ont révélé que chez les oiseaux les parents utilisent ces différences de couleurs pour déterminer quels sont les jeunes qui ont besoin d'être nourris en premier.104
La manière dont le comportement de l'oiseau s'adapte en fonction de l'environnement dans lequel il vit prouve que la nature et les êtres vivants sont l’œuvre d'un Créateur unique. Aucune coïncidence ne peut être à l'origine d'une telle harmonie.

Le ganga qui transporte l'eau à sa progéniture
Dans la nature tous les attributs des animaux sont en harmonie avec leur environnement. Le ganga qui appartient à la famille des ptéroclididés en est un parfait exemple. Celui-ci n’a pas d’endroits précis pour vivre dans l’immensité du désert. Quand il doit déposer ses œufs, il trouve un trou superficiel dans le sable et y dépose ses œufs. Dés leur naissance, les oisillons quittent le nid et partent à la recherche de graines. Mais, étant donné qu’ils ne peuvent pas voler, ils sont incapables d'atteindre un point d'eau pour étancher leur soif. Quelqu’un doit donc leur fournir l’eau nécessaire, et c’est le mâle qui s’en charge.
D’autres espèces d’oiseaux transportent de l’eau à leurs petits dans leur gosier. Mais le ganga doit parcourir des distances considérables et la quantité d’eau qu’il peut stocker dans son gosier ne suffit qu'à étancher sa soif durant le long voyage. Il possède donc une caractéristique particulière. La surface interne des plumes de son buste est couverte de fins filaments. Quand l’oiseau atteint un point d'eau, il se frictionne contre le sable ou la poussière afin de retirer tout reste d'huile qui pourrait empêcher d’absorber l’eau. Après avoir étanché sa soif, il entre dans l’eau, déploie ses ailes et sa queue et se tortille. Ceci permet d’imbiber toutes les plumes situées sur son ventre. Les filaments des plumes absorbent alors l'eau comme une éponge.
L’eau transportée entre son corps et ses plumes, ne devrait pas s’évaporer, mais étant donné que le ganga parcourt des distances considérables allant jusqu'à 30 kilomètres (20 miles), une partie de cette eau s’évapore. Quand il rejoint enfin les oisillons partis à la recherche de graines, ces derniers accourent immédiatement. En se relevant, le ganga mâle permet aux jeunes de boire l'eau comme des mammifères tétant le sein de leur mère. Une fois que les oisillons ont bu, le ganga se sèche en se frottant contre le sable. Le mâle répète ce scénario chaque jour jusqu'à ce que les oisillons atteignent l’âge de deux mois et muent pour la première fois. Ensuite ils seront capables de se procurer de l’eau par eux-mêmes.107
Le comportement du ganga donne à réfléchir. Non seulement lui donne-t-Il l'attribut parfait pour pouvoir survivre dans un tel environnement, mais Il le conseille sur la manière exacte de procéder.

Les insectes qui nourrissent leurs petits
De nombreuses espèces d’insectes nourrissent leurs larves et leur progéniture. La punaise souterraine nourrit ses larves cachées dans un terrier avec des graines. Les sauterelles font des incisions en forme de spirales dans l’écorce des arbres afin de récupérer la sève à partir de laquelle ses larves se nourrissent. Les insectes mangeurs de bois ont une vie difficile. Ils doivent transformer le bois, qui est non seulement difficile à digérer mais qui contient également très peu d’azote, en une forme comestible pour leurs larves. La blatte des bois et le passalide qui se nourrissent à partir du bois ont résolu le problème en donnant aux nymphes des fibres de bois ramollies et des organismes unicellulaires qui permettent de transformer la cellulose ainsi que des sucs intestinaux riches en azote. Le scolyte mâche le bois et dépose ses œufs dans le tunnel qu’il a construit. Il dépose sur le bois un fongicide qui va décomposer la cellulose en une substance comestible pour les larves.108
Allah nourrit toutes les créatures d'une manière différente. Les insectes que nous venons d'évoquer trouvent leur nourriture selon la volonté d’Allah. Il donne aux parents le pouvoir de subvenir aux besoins de ces minuscules créatures et dans le Coran Il révèle que c'est Lui Qui nourrit tous les êtres vivants :

La plupart des créatures ne sont pas capables de transporter la nourriture avec elles. Allah la leur donne et Il en fera de même pour toi. Il est réellement le Tout-Puissant. (Sourate al-Ankabut, 60)

Le transport de la progéniture
Chez les animaux, les nouveau-nés qui sont faibles et maladroits ont besoin de leurs parents pour les transporter loin des dangers éventuels. Chaque espèce utilise une méthode différente pour transporter ses petits. Certains animaux transportent leurs petits sur leur dos, d’autres dans leur bouche et d’autres encore dans des poches spécifiques placées sous leurs ailes. Durant le transport, les petits qui restent protégés et à l’abri, sont emmenés dans un endroit sûr.
Transporter leurs petits en toute sécurité est un exemple parfait du dévouement dont font preuve les parents. Cela réduit en effet considérablement leur vitesse ainsi que leur mobilité. Malgré cela, les animaux n’abandonnent jamais leurs petits face au danger.
En règle générale, les animaux transportent leurs petits sur leur dos. Les singes, par exemple, peuvent transporter leurs petits partout où ils vont. La mère peut bouger librement avec ses bébés qui s’accrochent à l’aide de leurs mains et de leurs pieds à la fourrure de son dos et de son ventre. Avec ses bébés sur son dos, la mère peut facilement grimper à un arbre, courir le long d’une branche et sauter d’un arbre à l’autre.
Les kangourous et d’autres marsupiaux transportent leurs petits sur leur ventre dans leur poche recouverte de fourrure. Pendant les cinq premiers mois de son existence, le bébé kangourou vit dans la poche de sa mère. Quand il quitte la poche, il ne s’éloigne jamais pour longtemps. S’il sent un danger, il retourne immédiatement vers sa mère et bondit dans la poche en commençant par la tête. La mère s'enfuit ensuite rapidement en utilisant ses puissantes pattes postérieures.
La mère écureuil attrape le ventre tombant de ses petits entre ses dents. Si le nid de l’écureuil est menacé, la mère transporte ses petits aussi loin que possible en les emportant un à un jusqu’à ce que tous ses petits soient à l’abri.
Les bébés souris s’agrippent fermement aux tétons de leur mère pendant des heures. En cas de danger, la mère peut rapidement emporter sa progéniture dans un endroit sûr. Les jeunes souris sont si bien accrochées à leur mère que celle-ci peut s'enfuir en courant en les plaçant en toute sécurité entre ses jambes, ce qui lui permet de ne pas avoir à s’arrêter en route pour vérifier que tous ses petits sont bien accrochés. Une fois le danger passé, elle retourne vers son nid au cas où elle aurait laissé un de ses petits derrière elle. Quand les chauves-souris partent à la recherche d’insectes ou de fruits, elles transportent leurs petits avec elles en pleine nuit.
Un bébé chauve-souris agrippe le téton avec ses dents de lait et s’accroche à la fourrure de sa mère avec ses mâchoires. Certaines chauves-souris volent en emportant trois ou quatre petits.
De nombreuses espèces d’oiseaux volent avec leurs petits. Si un nid de bécasse est menacé, la mère peut rapidement prendre son envol avec ses petits entre ses pattes. La buse Saint-Martin et la mésange emportent leurs petits en lieu sûr en les transportant sur leur dos. La buse à queue rousse attrape ses petits entre ses serres, comme elle le fait avec ses proies.
Le grèbe transporte ses petits sur son dos. S’il aperçoit un danger, il plonge dans l’eau avec ses petits toujours accrochés à lui.
La grenouille tropicale s’enfuit en sautant et en transportant ses œufs ou ses têtards sur son dos.
Certains poissons transportent même leurs petits dans leur bouche. L’épinoche mâle surveille et protège sa progéniture en nageant autour du nid fabriqué à partir d’algues. Si l’un des jeunes s’éloigne, le mâle le suit, l’avale et le garde dans sa bouche avant de le relâcher dans le nid.
Les fourmis transportent entre leurs mâchoires les larves et les œufs en développement d'une chambre à couver à une autre. Tous les matins, les fourmis ouvrières transportent les colonies de larves dans une chambre à couver plus proche de l’entrée de la fourmilière et chauffée par le soleil. Puis elles déplacent les larves dans une autre chambre en suivant le déplacement du soleil. Au crépuscule, les ouvrières ramènent les larves dans la chambre située en bas de la fourmilière, celle qui a gardé la chaleur de la journée. Durant la nuit, l’entrée de la fourmilière est fermée afin de ne pas laisser l’air froid pénétrer à l’intérieur. Le matin, la chambre est ouverte à nouveau et les larves sont ramenées dans une chambre plus en hauteur.110
Comme nous pouvons le voir, toutes les créatures vivantes, du lion à l’insecte, de la grenouille à l’oiseau, transportent leur progéniture en lieu sûr. Cela représente toujours une tâche ardue pour les parents qui mettent souvent leur vie en péril. Comment pouvons-nous expliquer de telles attitudes protectrices ? Nous venons d’étudier en détails comment de nombreuses créatures assument leurs responsabilités envers leur progéniture jusqu'à ce que celle-ci puisse se débrouiller par elle-même. Ils subviennent à tous les besoins de leurs petits sans relâche et sans jamais faillir. Il est possible de voir de tels exemples de dévouement chez de nombreuses espèces.
Une fois encore, la vérité est évidente : chacune de ces créatures est sous la protection d’Allah, Qui leur a donné de telles facultés. Toutes agissent en conséquence, selon Son vouloir. Le Coran évoque cette vérité en ces termes :

Tout sur terre et dans les cieux Lui appartient. Tous Lui sont soumis. (Sourate ar-Rum, 26)

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